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CONTE RETRO

Ce n’est pas un roman … mais une belle histoire… comme dit la chanson.

Si je regarde 65 ans en arrière, ça fait loin, c’est le départ… quartier Boufflers. Deux divertissements : le babyFoot « Chez Marcel » au coin de la rue de Santifontaine et pour les plus anciens, l’apéro du dimanche, « Chez Albert », au coin de la rue de la Côte, là sur le billard !!!

Quand je constate les tables sur lesquelles nous exerçons nos talents aujourd’hui et celui du café du coin, la comparaison n’est pas imaginable. Tout le matériel était à l’avenant, on tapait dans les billes comme des brutes, comme si celui qui faisait le plus de bruit gagnait la partie. Il fallait que ça tourne, que ça claque. Le plaisir était là, mais de quelle manière…

J’ai fait la connaissance d’un gars plus jeune de 3 ou 4 ans je crois. Comment nous est-il venu cet attrait soudain pour le billard ? « Interrogations »

Dans les années 50 les clubs existants étaient abrités dans les brasseries. Et il y avait un club pratiquement dans chaque quartier : Vélodrome, Commanderie, Trois Maisons, Saint Max, Tourtel, Le Bon Coin et même Tomblaine et bien d’autres encore.

Je me rappelle que nous avons visité tous ces établissements par curiosité, parfois avec intérêt. Nous avons vu des hommes qui jouaient bien loin de la matraque avec un taux de réussite surprenant. Bien sûr il y avait un « truc ».

Quand un dimanche nous revenions du foot, le FC Nancy et ses vedettes de l’époque, avec le tramway N°3 en ville, pour écouter de la musique orchestrale au Palais de la Bière, nous passions à La Commanderie qui était sur notre chemin de retour. Alors là ! Silence total, lumière tamisée, et on regardait. C’était souvent des matchs « Compète ». C’était du gâteau.

Et la vie continue. Changement de quartier, rentrée dans la vie professionnelle. Service militaire, rencontres féminines, et au bout de 45 années de labeur, je me suis demandé comment j’allais me distraire en dehors de la pratique de la pêche ?

BINGO !!! BILLARD !!! Dans les années 1990 il ne restait que l’ABN en bas et LAXOU en haut. J’ai cotoyé les deux, l’un et l’autre, pour voir et me faire une opinion. Et la balance a donné son verdict : LAXOU fait le poids. Je suis rentré et j’ai été accepté pratiquement tout de site, mon sex appeal peut être, mais ce fut dur : il fallait attendre son tour. Il y avait du monde au portillon. Les parties étaient limitées à une heure. Quand j’y pense j’ai encore du mal à y croire, et pourtant…

Ca a duré 2 années puis coup de théâtre. Le collègue âgé qui menait une équipe compète premier niveau a eu un accident de santé. Pourquoi m’a-ton demandé « A MOI » pour être le 3ème équipier, qui faisait défaut ? « T’inquiète » c’est juste pour un moment. Le temps de trouver quelqu’un d’autre.

Je me suis renseigné sur les obligations. Combien de fois, à quel moment ? Il faut dire qu’à l’époque les clubs en compétition étaient au nombre d’une dizaine je crois. J’en ai parlé à mon épouse. Donne leur un coup de main. Alors j’ai dit OUI. Et c’est parti pour jouer « EN EQUIPE ». Chemise blanche, noeud papillon, gilet jaune OR brillant, pantalon gris, chaussures noires. Ca vous transforme un bonhomme. Il ne manquait que les Pom-Pom GIRLS !

Avec Jacqueminet et Lucien nous avons fait des résultats satisfaisants. Attention, pas grâce à mon arrivée. J’ai fait de mon mieux. Moi le BLEU j’ai beaucoup regardé et écouté.

Des conseils précieux : un ancien Alain GALCERA, dont je comprenais le langage, et un autre joueur plus âgé dont j’ai oublié le nom, JACQUES je crois  qui travaillait chez FORD. J’ai suivi des cours le samedi matin avec d’autres. J’ai pris ce que j’étais capable de faire et nous avons gagné quelques finales « Quand Même ».

Et puis mes anciens se sont retirés. Je suis reparti avec de la jeunesse (MANGIN et PRUDHOMME) en tant que capitaine et chauffeur de taxi. C’était reparti et ça a marché. Ils ont démarré comme des flèches. Ils étaient doué aussi.

J’ai retrouvé un trophée de 2003, Finale départementale de Pont à Mousson. Je ne sais plus la place obtenue mais le résultat : Moyenne générale 1,60 et moyenne particulière 2,50. Cela me laisse rêveur aujourd’hui.

Le temps passe. Arrivent aussi les coups durs. La santé de mon épouse. J’ai ralenti puis arrêté. Placé en maison de retraite je me suis retrouvé seul avec quelques moments de libres. Alors « BINGO »  et « REBILLARD ». Les arrêts de non pratique m’ont fait savoir que j’avais perdu presque tout. L’âge y était aussi pour quelque chose, bien que je ne voulais pas le reconnaître.

Maintenant je fais mon possible pour rester en surface, mais c’est très dur. 2016 pour moi a démarré d’une façon catastrophique physiquement. J’ai tenu le coup puis une intervention chirurgicale avec complications n’a pas arrangé les choses. Que va-t-il se passer ? Mes derniers collègues en date vont-ils encore m’accepter ? Il faut pour cela un degré de performance minimum, pour ne pas les décourager.

Je vais m’accrocher à la queue à deux mains et puis on verra ce qu’il en sortira, passera ou cassera.

Alors ne resteront que les ronds après un dernier « Plouf ».

Là sera le moment du « DERNIER RETRO ». Tapis bleu.

AU REVOIR.

Yves Deru

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